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Affichage des articles du janvier, 2019

Introspection année 2018

Que retirer de cette année ? J'ai appris à m’exprimer, à savoir ce que je voulais ou non.  J’ai appris à m’imposer, à désirer, à aimer, à être surprise, à être désirée, à être choyée, à profiter, à oublier.  J’ai appris à vivre, à être déçue, à décevoir, à pardonner, à se faire pardonner, à donner, à recevoir. J’ai appris l’amour, j’ai appris l’amitié.  J’ai appris la tendresse, la délicatesse, la beauté, les baisers, les caresses, les soupirs dans l’oubli.  J’ai appris à profiter de chaque instant, qu’une minute peut égayer une journée, qu’en un instant tout peut basculer.  J’ai appris la puissance des mots qu’on exprime, qu’un regard peut-être plus franc qu’une parole, que les actes sont la vérité, et que ce sont eux qu’il reste lorsque l’expression verbale s’envole.  J’ai appris que les définitions sont floues, que nous faisons nos propres chemins, que rien ne nous pousse à agir d’une façon ou d’une autre, que sans les barrières et les stéréotypes, il ne reste q

Poème tentative numéro 1

La pluie efface les dessins à la craie Les mots d’amour que l’on s’était susurrés Après la pluie, vient toujours le beau temps Alors (dis-moi) pourquoi sur mes joues, il pleut autant J’avais cru voir en toi l’éclaircie De ces promesses faites, de ma vie Je n’avais pas vu l’orage que tu cachais D’un éclair, ton regard, tu m’as foudroyée Mais dis, à quoi bon, coule la pluie ? Si ce n’est seulement pour que je t’oublie Oui je le souviens, ce rendez-vous, cette averse Qui a laissée mon âme, mon cœur, tristesse Je ne sais pourquoi il pleut désormais Si ce n’est pour se dire qu’on s’aimait Moi je voudrais, oui des jours à l’abri Pour lâcher mon amie Mélancolie Allez crame mon corps sous la chaleur Oui, car elle n’est plus dans mon cœur Que brûlent encore ces instants pour toujours Parce que ce sera sans toi, mon amour Regarde sur le trottoir ces enfants qui s’écrient Avec leurs craies, lui enlève ce gris Que l

Mauvais perdant

Je prends ce qu’on me donne hein ! Et toi ? Et toi, t’offres quoi ?  Rien ! Ah c’est super équitable ! Je prends, je consomme et ne retourne que dalle… Tu parles d’une leçon de vie ! Je ne suis même pas véritablement en colère, enfin pas contre toi. Mais contre moi qui espère encore quelque chose . A quoi cela va me servir ? A quoi bon être gentille, honnête, délicate et attentionnée envers les autres, pour rester en plan ensuite. L’humanité c’est quand même de la merde. Et pourtant, je n’arrive pas à perdre complètement foi en l’humain. J’ai toujours espoir. Qu’il y ait ailleurs quelqu’un de mieux, quelqu’un de bien. Par amour de son prochain, pour le bonheur d’aimer l’autre. Pour donner et non recevoir. Quelqu'un qui se préoccupe des personnes qui l’entoure.  Il est parlant ce mot, l’entourage. Ça devrait entourer, l’entourage. Mais ce n’est pas le cas. L’entourage encadre plutôt, ou construit sa vie en parallèle. Des lignes qui, par définition, ne se croisent j

Faille spatio-temporElle

Elle est là, au bord du précipice. Les pieds droits, le vide devant. Ça souffle beaucoup pour la saison, l’air est humide, le ciel gris. Elle entend le bruit des voitures, sent la chaleur des phares. Ces gens qui se pressent sous la pluie. Elle hésite, elle sait ce qu’elle laisse derrière. Serait-ce vraiment mieux après ? Comment faut-il sauter ? Tout droit, se laisser tomber ? Prendre un élan ? Elle commence à être essoufflée, la panique qui l’envahit. Une décision sans retour possible. Elle soulève un pied et le repose. Elle a froid, elle aurait dû prendre un gilet, une veste molletonnée, pour les caresses. Que va-t-elle trouver là-bas ? D’autres gens ? D’autres paysages ? D’autres mélodies ? Du vert, des fleurs, de la poésie. Les oiseaux deviennent bruyants, auraient-ils trouvé une proie ? Elle passe à l’action, sauter à pieds joints c’est plus franc. La chute est longue, elle se sent aimantée, attirée vers le sol. C’est très bruyant, douloureux pour se